Mission Stockholm 2017 des BTS CI2

Les étudiants de BTS Commerce International 2e année en mission Export à Stockholm – Du 26 novembre au 1er décembre 2017

 

Les objectifs de la mission sont multiples :

  • mettre en situation professionnelle les étudiants en BTS Commerce International 2ème année dans le cadre de leurs modules 51 « mise en œuvre de la prospection » et 52 « négociation vente à l'international » ;
  • répondre aux attendus pédagogiques du référentiel BTS CI qui prévoit de réaliser une opération de prospection de clientèle étrangère, de suivre et évaluer la prospection réalisée ;
  • intégrer une valorisation de la formation Commerce International dans les oraux des concours d’accès parallèles aux Ecoles Supérieures de Commerce pour ceux qui les présentent et durant lesquels une mission export pour le compte d’une entreprise est très valorisée.

 

La mise en œuvre de la mission passe par plusieurs étapes :

Avant la mission :

  • Recherche d’entreprises mandantes. Prise de rendez-vous (téléphone, mails, Facebook, Skype, réseaux sociaux).
  • Suivi du travail des étudiants auprès des entreprises mandantes par le professeur en charge de la Mission : négociation du contenu et réalisation des cahiers des charges.
  • Réalisation et signature des cahiers des charges pour chacune des entreprises :
  • Cinabre : création et fabrication d’accessoires de mode pour hommes
  • Pluie d’Étoiles: création et fabrication de bijoux
  • Jas d’Esclans: production de vins Côtes de Provence
  • OCNI : création et fabrication d’assaisonnements culinaires
  • Serge Guilloux Paris: création et fabrication de vêtements en éponge
  • BAM : production de bières artisanales
  • So Kombucha : production de boissons à base de kombucha
  • Badines : création et fabrication de lingerie fine
  • Mathieu Lustrerie : rénovation de luminaires et fabrication d’ampoules LED
  • Réalisation d’une fiche-pays faisant appel à une recherche documentaire des principaux indicateurs socio-économiques du pays.
  • Elaboration d’outils de préparation et suivi de la mission (base de données, planning de prospection, outils d’aide à la vente, fiche prospect)
  • Diagnostic de l’activité export de l’entreprise et formation au(x) produit(s).
  • Pré-études par les étudiants sur les marchés des produits pour lesquels ils sont mandatés dans les différents organismes spécialisés en France et sur Internet.

  • Prise de contacts et de rendez-vous auprès d'organismes spécialisés en France et en Suède : Conseillers du Commerce Extérieur de la France, Service Économique Régional Suède, Chambre de Commerce Française en Suède, Ambassade de France en Suède.
  • Organisation du travail en équipe : fiches reporting hebdomadaires de suivi des activités réalisées par les étudiants.
  • Préparation matérielle de la mission (transport, hébergement, budget, prise de contact auprès d’acteurs économiques) par le professeur chargé de la prospection, échanges et accompagnement par Monsieur Lemiesle, Conseiller Commerce Extérieur de la France, parrain du lycée.

 

Pendant la mission :

En fonction de la préparation de la mission, chaque groupe a suivi son planning de prospection, organisé au préalable et adapté au cours de la semaine en fonction des contraintes (présence des prospects au moment de la visite, prise de rendez-vous, recueil d’informations, déplacements dans les quartiers).

Les professeurs ont été à la disposition des étudiants et ont assuré briefings et débriefings par groupe d'étudiants (un groupe/une entreprise).  Ce suivi a permis des ajustements quotidiens avec recadrage si nécessaire.

Les étudiants ont pu :

  • adopter un rythme professionnel dans la prospection même et le suivi des documents de compte-rendu de la mission
  • assurer les rendez-vous avec les prospects répertoriés dans la base de données
  • prendre des contacts avec de nouveaux prospects
  • utiliser leur plan de découverte des besoins et négocier en anglais
  • administrer éventuellement des questionnaires
  • présenter leurs produits (échantillons) et leurs tarifs
  • faire des propositions de cotations
  • visiter des centres commerciaux, réaliser des études de linéaires et des relevés de prix
  • étudier la concurrence dans les différents circuits de distribution
  • compléter les recherches documentaires sur les différents marchés étudiés
  • répondre aux demandes d’information des prospects rencontrés (envoi de catalogues, transmission des contacts des entreprises mandantes)
  • faire le suivi de leurs visites en envoyant des mails de remerciement
  • assister à des conférences, présentations et rédiger des compte-rendus

 

Après la mission :

Le suivi étant fondamental pour la réussite de la mission, les professeurs de commerce international s’attachent à :

  • contrôler que les échantillons, catalogues ou tarifs soient envoyés très rapidement par les étudiants aux entreprises suédoises qui les ont demandés ;
  • suivre les étudiants dans la remise aux entreprises mandantes d’un rapport (le marché, la concurrence, les circuits de distribution, les obstacles non tarifaires/normatifs/autres, les fiches prospects complétées sur place et les conclusions/recommandations argumentées) ;
  • faire rédiger par les étudiants des courriers de remerciement individualisés à chacun des partenaires tant en France qu’en Suède ;
  • préparer les étudiants à la présentation orale de leur mission dans le cadre du CCF (diaporama, documents et outils à présenter, annexes) ;
  • organiser les oraux de CCF en présence de Monsieur Lemiesle les 19 et 22 décembre ;
  • Prévoir un échange avec les entreprises mandantes en vue d’un bilan professionnel de la mission.

 

Le bilan  de cette mission est extrêmement positif, les étudiants ayant beaucoup apprécié leurs expériences du terrain (accueillis comme des professionnels, écoutés et considérés).

Ils ont mis en œuvre tous les aspects de la  prospection : actualisation de leur base de données, communication avec les prospects, prise de rendez-vous par téléphone, observation et découverte des différences culturelles, recherche d’informations sur le marché, compréhension des circuits de distribution.

Ils ont souvent été amenés à adapter leur questionnaire de découverte des besoins.

 

Verbatim bilan professionnel 

  • Nous avons trouvé de nombreux prospects, ainsi que des informations concernant notre marché. 
  • La semaine a véritablement été fructueuse, nous repartons avec plusieurs contacts et de la matière pour notre rapport final.
  • Des prospects intéressés
  • Capacité d’adaptation de notre argumentaire en fonction des prospects
  • Prise d’initiatives
  • Organisation des messages et présentations des produits améliorée au cours de la semaine
  • Situation de vrais professionnels commerciaux
  • Réalité d’une mission commerciale
  • Situations concrètes très stimulantes
  • Apprentissage travail de groupe
  • Acquérir de nouvelles compétences professionnelles mais aussi approfondir des connaissances acquises depuis le début de la formation en commerce international

Verbatim bilan personnel

  • Découverte du pays, de la gastronomie, de la culture
  • Une nouvelle ville avec son architecture, ses infrastructures et sa culture divergentes de notre culture.
  • Stockholm était une ville dans laquelle j’avais réellement envie d’aller depuis un moment. Grâce à cette mission, on a pu la découvrir sous un aspect professionnel mais aussi culturel.
  • Appris beaucoup sur les comportements des Suédois, ainsi que leur manière de vivre.
  • Gagner en autonomie, libres d’organiser nos journées de prospection
  • Progression en anglais
  • Confiance en soi au moment de réaliser le sondage ou échanger avec un prospect
  • Appris à surmonter et vaincre la timidité

Verbatim de ce que les étudiants ont apprécié

  • Partir avec la classe
  • Accompagnement  pédagogique des groupes le soir
  • Journée off avec conférences et moments de détente le mercredi
  • Détente à la patinoire
  • Visite de musées
  • Ambiance de Noël
  • Répartition dans la semaine : prospection, conférences, temps libre
  • Situation géographique de l’hôtel
  • Découverte d’un pays scandinave
  • Cohésion de classe et vivre ensemble
  • Beaucoup aimé le fait qu’on nous propose différentes interventions de professionnels, notamment l’intervention de Sylvain Devos, le directeur général de Renault Nordic, qui m’a spécialement marquée. Il a une très grande expérience mais le contact était très simple grâce à sa sympathie et son enthousiasme. Ce fut l’une des interventions les plus intéressantes de tout mon cursus à Carcado.
  • Écoute attentive des Suédois, ouverture d’esprit
  • Organisation et budget
  • Choix de l’hôtel : localisation et espaces au sein de l’hôtel, convivialité

Verbatim de ce qu’ils ont moins apprécié

  • Journée chargée
  • Rythme dense
  • Règles de rentrée le soir
  • Fatigue

Activités à maintenir

  • Conférences et contacts professionnels
  • Moments de détente
  • Espace réservé au groupe à l’hôtel le soir

 

Hélène BUREAU  - Anne LEPRETRE
Professeurs de BTS CI

 

 

 

 

 

COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE AVEC VINCENT LEFÈVRE

Avec l’aimable collaboration des groupes SO KOMBUCHA et BADINES LINGERIE

 

Lors de la 4ème journée, nous avons assisté à la conférence de Mr Vincent Lefèvre, Directeur Général de l’entreprise Androuet, entreprise qui importe des fromages français en Suède.

Vincent Lefèvre dirige 3 boutiques en Suède et s’est établi à Stockholm il y a une quinzaine d’années. Ce dirigeant a commencé par être client de la boutique puis associé et enfin propriétaire. Les clients recherchent le savoir-faire français et les saveurs uniques des fromages qu’ils ont goûtés en France.

C’est une entreprise qui importe des fromages français en Suède et qui possède déjà 2 boutiques, l’entreprise réalise un chiffre d’affaires de 1 millions d’euros, avec 60% de son CA sur les CHR, 30% en boutiques et 10% en catering, cours, dégustation.

La maison Androuët est fondée en 1909 par Henri Androuët, avec pour idée de faire goûter les fromages de toutes les régions de France à des parisiens ignorant la richesse fromagère de leur pays. Au milieu des années 20, la notoriété de la maison, qui propose alors plus de cent fromages, est telle que Henri Androuët ouvre une cave de dégustation qui devient le rendez-vous de tous les amateurs de fromage. Au début des années 30, son fils Pierre décide d’assurer la succession familiale de cette entreprise et agrandit la fromagerie avec un restaurant. Le développement de la maison est tel que dans les années 50, Henri et Pierre Androuët sont considérés comme les maîtres fromagers les plus réputés de France et du monde. Aujourd’hui, l’entreprise est dirigée par Stéphane Blohorn et compte une vingtaine de boutiques en France et à l’étranger.

Bien qu’il soit difficile de trouver des fromages fermiers crus en Suède, ce pays détient la 5ème place européenne de la consommation de fromage. Le problème était que les fromages consommés n’étaient pas les mêmes qu’en France, en effet, les Suédois consomment généralement des fromages à pâte dure, 18kg/an/pers, loin de la consommation française avec 35kg/an/pers. Lors de son étude, Vincent Lefèvre a également relevé un élément très intéressant et important : les pauses FIKA. Ces pauses peuvent se faire à tout moment de la journée et consistent à prendre un moment (15-20min) avec ses collègues ou amis afin de se détendre autour d’un en-cas (il s’agit généralement d’un petit sandwich au fromage et jambon) et d’un petit café.

Afin de se préparer au mieux pour une exportation, Vincent Lefèvre a insisté sur le fait de réaliser une étude de marché avec déplacement physique et rencontre des consommateurs potentiels, de discuter avec eux car ils connaissent très bien le marché et nous pouvons ainsi déterminer leurs attentes. Notre propre feeling est très important selon V. Lefèvre. 90% de la population suédoise est regroupée dans le sud du pays, dans les villes, donc pour développer des produits sensibles, il n’est pas forcément intéressant de couvrir l’ensemble du territoire national.

Les comportements de consommation sont différents. Les Suédois aiment le consensus et n’aiment pas être différents, ils ne veulent pas être « blessés » et ne veulent pas choquer. Ils ressemblent en cela aux Japonais, ils ne veulent pas dire «non» et font les choses doucement. Il faut donc savoir sentir si ce n’est pas le bon moment afin de leur laisser proposer un autre moment. Le Suédois ne sait pas négocier/marchander et ce n’est pas culturel, l’offre faite en premier sera la meilleure.

Lors de cette conférence, chaque groupe a pu présenter à M. Lefèvre, tour à tour, l’entreprise pour laquelle il effectue cette mission de prospection et ses produits. Nous avons pu par conséquent profiter de ses conseils et de sa vision du marché suédois. En effet, il le connaît extrêmement bien puisqu’il vit dans ce pays depuis 16 ans. Il a exposé à chaque groupe les points forts et les points faibles de ses produits pour le marché suédois très différent du marché français.

Ainsi, l’entreprise Badines Lingerie devra sûrement adapter ses produits pour conquérir ce marché. Les Suédoises privilégient le confort à l’esthétique et ne recherchent pas l’élégance à tout prix en termes de lingerie. A l’inverse, les Françaises aiment porter des sous-vêtements raffinés au quotidien. Nous avons pu remarquer, en observant l’offre des concurrents potentiels de Badines, que la tendance suédoise est aux ensembles très simples et confortables.

 

Pour le groupe SO KOMBUCHA :

Vincent Lefèvre connaissait déjà le Kombucha qui est populaire en Suède, il sait que le Suèdois est sensible aux tendances et qu’il faut être réactif car le marché va très vite. La cible de ces produits sur le marché suédois serait plutôt jeune, avec une communication forte sur les réseaux sociaux.

L’entrepreneur a proposé des adaptations produit possibles si SO KOMBUCHA choisit d’exporter ses produits en Suède :

  • obtenir les labels certifications bios suédois : KRAV et EKO, qui rassureront encore plus le consommateur.
  • bouteilles en verres : s’affilier au système de recyclage suédois, pour cela il faut faire des démarches administratives, changer le code barre de l’étiquette et payer une redevance.

Nous lui avons posé la question du transport réfrigéré en Suède car lui aussi rencontre ce problème avec les produits fromagers. Il nous a donc répondu que le transport était facile en Europe et que le transit entre la France et la Suède prenait 2 jours en transport routier, par camion réfrigéré (fromage acheté le vendredi matin à Rungis et livré le lundi matin dans ses boutiques). Il a indiqué les principaux transporteurs de frais présents en Suède (TFE Coldspe Bringfrigo Dachser DHV Nagel).

Il a également proposé la solution de prendre un local réfrigéré au Danemark et d’y stocker des produits afin de répondre plus facilement et rapidement aux demandes des distributeurs.

La TVA s’applique à hauteur de 12% sur les produits alimentaires. Sur ce type de marché l’implantation est parfois étonnement facile. Souvent sur ce type de produit tendance, c’est le distributeur qui veut la marque. Il y a plusieurs cibles à prospecter dans plusieurs catégories :

  • CHR : Menigo, Wayne’s Coffee, Expresso
  • Grossiste : Sorunda qui fait du légume avec livraison de froid
  • Epicerie : 7 eleven grand assortiment de soft dirnk
  • Magasins bios

En Suède et sur ce marché, il est primordial de développer la communication, essayer de marquer les esprits pour faire connaître la marque.

Pour les Suédois, le consensus social est très important il est donc primordial de laisser le choix à l’interlocuteur et de ne pas insister.

 

 

COMPTE-RENDU DE LA CONFERENCE DE MONSIEUR DEVOS DIRECTEUR GENERAL DE RENAULT NORDIC

Avec l’aimable collaboration de l’ensemble des groupes

 

Sylvain DEVOS, CCE et Directeur Général du Groupe Renault Nordic nous a accueillis le jeudi 30 novembre dernier dans les bureaux de Renault Nordic au nord de Stockholm. Il est le directeur général de Renault Nordic depuis 3 ans. Il couvre 5 pays qui sont la Finlande, le Danemark, l’Islande, la Suède et la Norvège.

Le groupe Renault a été créé en 1898 et compte 5 marques : Dacia, RSM, Renault, Alpine et Avtovaz. L’Alliance regroupe Nissan, Renault et Mitsubishi depuis 2017 (Renault a racheté 45% de Nissan). Le but était de fusionner les entités avec des RH et des usines communes. L’Alliance est leader mondial depuis 2017. Ils souhaitent atteindre d’ici 2022 14 millions de voitures vendues. La stratégie de l’Alliance repose essentiellement sur les voitures électriques, ils en proposent aujourd’hui 3.

Renault c’est aujourd'hui un groupe constitué de cinq marques : Renault avec aujourd'hui différentes gammes mais une entité forte pour que le consommateur puisse s’identifier à la marque; Dacia proposant des véhicules moins chers, RSM (Renault Samsung Motors) en Corée, Alpin une petite marque de voiture de sport basée en banlieue parisienne et AvtoVAZ un constructeur automobile Russe plus connu en France sous le nom de Lada.

Le groupe français est inexistant aux Etats-Unis suite à un lourd échec il y a quelques années et de manière anecdotique au Canada, avec seulement un modèle depuis un an : la Twizzy. Nissan a déjà une forte place sur ce marché et Renault fera son retour aux Etats-Unis après 2022 seulement, s’il y a un changement du marché ou bien si la marque crée de nouvelles gammes adaptées à ce marché.

Le constructeur automobile français est présent dans le reste du monde avec 10% de part de marché en Europe, 13,39% en Eurasie, 6,29% sur le continent africain mais avec plus de 40% dans les pays du Maghreb. L’Asie du Sud-Est correspond à un marché très important avec plus de 40% de potentiel de croissance malgré moins d’1% de part de marché en 2017.

Le mécanisme de l’entreprise est extrêmement complexe, c’est ce qui fait la grande diversité des emplois au sein de l’entreprise.

Créée en 2008, Renault Nordic est une des plus jeunes filiales du groupe Renault destinée exclusivement à la distribution et aux services dans cinq pays. Environ 150 personnes y sont embauchées et ont assuré l’année dernière un chiffre d’affaires d’un Milliard d’euros mais avec des marges très faibles. Ces pays sont tous européens et la Finlande est le seul à utiliser l’Euro.

En 2016, 3 200 000 véhicules ont été vendus. Le Danemark est le marché le plus attractif des pays scandinaves pour Renault car on y vend énormément de petites voitures. En effet, les taxes sur les véhicules sont énormes dans ce pays, par conséquent les Danois n’achètent pas de grosses voitures. De plus, les véhicules électriques sont de plus en plus appréciés dans les pays nordiques car ils ne sont pas taxés alors que les Diesel le sont. Ainsi, la gamme ZE a beaucoup de succès. Elle regroupe la Twizy, le Kangoo et la Zoé. C’est un vecteur d’image primordial.

On retrouve des différences et des similitudes entre ces 5 pays. Les pays sont riches avec un niveau de vie élevé, le nombre d’habitants est faible, la population se concentre dans le sud du pays, le territoire est vaste et les manières de négocier très différentes.

  • Le Danemark est le plus ouvert aux négociations, le sens du commerce est très développé et les conflits sont récurrents.
  • La Finlande instaure le conflit et le rapport de force est inévitable.
  • A l’inverse, les Suédois et les Norvégiens ne souhaitent pas travailler dans le conflit, il faut éviter les extrêmes et ne pas sortir du lot.

Le défi pour Renault Nordic est donc d’adapter les méthodes de négociation selon les pays. Le marché est plutôt différent selon ces pays. Le Danemark est le meilleur marché concernant les petites voitures et citadines. La Suède est plutôt attirée par les grosses voitures. L’Islande est pour l’instant un petit marché avec moins de 2000 voitures vendues l’année passée.

Aujourd’hui Renault a du succès en Scandinavie et ce pour plusieurs raisons :

  • la marque a sorti de nouvelles gammes innovantes
  • les designs sont plus jolis
  • à présent on peut s’identifier à la marque, c’est à dire que l’on peut la reconnaître sans savoir qu’il s’agit d’une voiture de la marque Renault
  • la gamme de voitures électriques véhicule une bonne image de marque.

Les raisons du succès de la marque en Scandinavie sont certainement le renouvellement de la marque, l’unité créée pour chaque voiture mais surtout la distribution des véhicules électriques, full-électriques et hybrides. Monsieur DEVOS consacre la moitié de son activité à la communication autour de cette gamme produits, malgré la vente très basse en termes de volume pour ces modèles (4 000/65 000).

La Norvège et le Danemark sont les marchés les plus porteurs, en effet les villes sont équipées de systèmes de bornes pour recharger les voitures et l’envie d’achat se multiplie.

La Suède est un marché plus compliqué, alors que le groupe mène des négociations avec le gouvernement et les organisations des villes pour mettre en place ces systèmes de recharge. Volkswagen, Volvo, Toyota et BMW sont les plus gros concurrents du groupe en Scandinavie.

Enfin, il faut savoir que pour optimiser la logistique, pour le groupe Renault, l’Europe est divisée en 10 clusters. La vente se fait en B to B grâce à un système de franchises avec des concessionnaires sous contrats permettant la revente des véhicules Renault par ces derniers. Le groupe organise seulement l’acheminement par voie maritime des voitures ou des pièces détachées depuis la Belgique vers chaque concessionnaire des pays du Nord. Enfin, le SAV est une organisation clé dans les bénéfices puisque la marge réalisée y est la plus importante.

Ses principaux concurrents dans les pays nordiques sont Audi et Volkswagen.

A la fin de sa présentation Monsieur DEVOS a pris le temps de répondre à toutes nos questions concernant aussi bien des aspects très techniques de son travail que des questions plus personnelles concernant son expatriation, son regard sur la Suède et ses conditions de vie avec sa famille à Stockholm.

 

 

COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE AVEC LES ÉTUDIANTS

Avec l’aimable collaboration des groupes MATHIEU LUSTRERIE et JAS D’ESCLANS

Conférence de présentation de l’école de commerce HANDELSKOLAN

 

Le mercredi 29 décembre, nous sommes allés visiter une des plus prestigieuses écoles de Stockholm : la Handelshögskolan i Stockholm (HHS) (anglais : Stockholm School of Economics - SSE, « École d'économie de Stockholm »), où nous avons été reçus par Hannah Hellstorm, Violaine (étudiante française), Deepath (étudiant indien) ainsi qu’un étudiant allemand. Dirigée par Karl-Olof Hammarkvist, cette école accueille environ 2000 étudiants, elle est extrêmement reconnue et ce, dans le monde entier. Elle a été fondée en 1909 à l'initiative de personnalités du monde des affaires suédois et l'école a toujours conservé des liens proches avec le monde professionnel depuis.

Dans un premier temps, la SSE (Stockholm School of Economics) nous a été présentée. Il s’agit d’une école de commerce suédoise qui forme des étudiants et des cadres aux pratiques des affaires, du management et de l'économie. Ils offrent différents programmes, permettant de valider différents diplômes. C’est une école hautement réputée.

L’école a pour objectif de créer une nouvelle génération de leaders et de très hauts diplômés. L’école compte énormément d’étudiants internationaux et la plupart des cours sont en anglais. 93% des étudiants ont trouvé en moins de 3 mois un travail de qualité à la sortie de l’école.

L’école bénéficie de nombreux partenariats avec des entreprises telles que Coca-Cola, Facebook, H&M, IBM… : on parle de « corporate work ». Ces partenariats permettent aux étudiants d’avoir de nombreuses opportunités d’emploi.

Il y a des programmes différents, et 3 niveaux d’études différents : BSc  (Bachelor avec deux choix de programme : business et économie ou management et vente), MSc (Master avec 5 programmes différents : business et management, économie, finance, affaires internationales, comptabilité et finances). Tous ces programmes permettent la validation d’un double diplôme.

Les départements principaux sont :

  • Management et Organisation
  • Comptabilité et Droit
  • Marketing et Stratégie
  • Économie
  • Finance
  • Statistiques économiques et supports de décisions

L'école propose deux licences en suédois, Bachelor of Science in Business and Economic and Bachelor in Retail Management program.

Elle propose aussi neuf différents masters en quatre catégories : Business & Management, Finance & Accounting, Economics et General Management. Tous les masters sont en anglais et ont une orientation très internationale. Des étudiants suédois ainsi que de nombreux étudiants internationaux participent à ces programmes. La SSE est un membre de la CEMS -The Global Alliance in Management Education.

La SSE propose aussi un MBA à temps plein et un doctorat (PhD).

De nombreuses combinaisons de programmes sont possibles avec plusieurs choix de spécialisations, l’étudiant peut alors directement cibler ce qui lui plait et composer son propre cursus comme il le souhaite. Aussi, beaucoup des diplômes de l’école sont « double degree », notamment avec Sciences Po Paris.

Les étudiants bénéficient du propre « business incubator » de l’école, c’est-à-dire une aide précieuse pour trouver des stages et emplois grâce à des partenariats avec de grandes entreprises.

Pour intégrer cette école, il est important d’être rigoureux dans son travail et d’avoir de bons résultats car elle reste très sélective au vu de sa notoriété. Il est possible de postuler à cette école à partir du 1er octobre, avec deux échéances, le  15 novembre  et le 15 janvier. Les résultats sont donnés mi-mars.

Une fois sur place, il y a des cours de suédois offerts aux étudiants internationaux.
La vie étudiante est très importante dans cette école.

Nous avons été ensuite séparés en 3 groupes distincts pour visiter l’école (bibliothèque, amphis…). Nous avons pu échanger avec les étudiants quant à la culture suédoise et leur intégration dans l’école, ce qui n’est pas toujours évident lorsqu’on change de pays. 

Or, ces étudiants apprécient beaucoup leur nouveau mode de vie : ils y apprécient les différents quartiers, l’écologie, le fait que la ville ait les dernières technologies et qu’elle soit un des hubs des start-up en Europe. Ils apprécient la culture suédoise, le côté relaxant de la vie, l’atmosphère de sécurité etc.  Les étudiants étrangers ont énormément insisté sur la facilité d’adaptation dans ce pays. Les habitants sont généralement bienveillants et il est prouvé que le pays est beaucoup moins à risque que les autres. C’est un lieu de vie qui inspire confiance et qui assure une certaine sécurité.

Le temps et les températures sont certes différentes, il fait nuit la plupart du temps en hiver mais il fait jour la plupart du temps en été. Aussi, les températures ne dépassent pas 20 degrés en plein mois d’aout. Cela reste un rythme à prendre, les étudiants ne s’en plaignent pas.